Fanny, marraine étudiante à l'Esme Sudria : « Les garçons risquent d'être jaloux »

Publié le 5 janvier 2016

Fanny, marraine étudiante à l'Esme Sudria : « Les garçons risquent d'être jaloux »

Bonjour Fanny. Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours ?

Je viens de Marseille, j'ai 21 ans. Après le lycée, j'ai postulé dans plusieurs écoles et j'ai été admise à l'ESIGELEC à Rouen. C'est là que j'ai fait la connaissance de l'association Elles bougent. Aujourd'hui, je suis en quatrième année à l'ESME Sudria.

D'où te vient ta passion pour la science et la technologie ?

Cela m'a toujours intéressé de comprendre comment les choses fonctionnent. Au collège j'adorais déjà aller au cours de technologie. Je me souviens d'avoir été fascinée par notre première tondeuse à gazon robot.

Depuis, cette passion pour la robotique me poursuit. J'ai déjà été plusieurs fois au Salon de la robotique qui se déroulait autrefois à Lyon, et à chaque fois je pouvais y passer des heures.

Quand je parle de ma passion, les gens sont souvent surpris. Ça leur parait étonnant de la part d'une fille. Plutôt que de me décourager ou de me faire douter, ce type de réactions ne fait que renforcer mon intérêt pour le domaine !

Comment as-tu découvert Elles bougent ?

On m'en a parlé durant ma scolarité à l'Esigelec, une école très engagée avec Elles bougent. J'avoue qu'au tout début, j'ai eu du mal à cerner les objectifs de l'association. C'est en participant au Mondial de l'automobile, en octobre 2014, que j'ai eu comme un déclic. Je me suis rendue compte combien c'était une énorme opportunité pour nous, les filles, d'être membre de cette association et de pouvoir, par exemple, visiter le salon dans ces conditions, accompagnée de femmes ingénieures passionnées et passionnantes.

Qu'est-ce qu'Elles bougent peut apporter aux étudiantes, selon toi ?

Ce que j'apprécie, c'est la relation que l'on noue avec les marraines. C'est une chance de pouvoir rencontrer de cette manière autant de femmes ingénieures, de pouvoir leur poser toutes nos questions, en toute franchise et de découvrir de nombreux métiers. C'est d'ailleurs en discutant avec une femme ingénieure dans l'automobile, au Mondial de l'automobile, que j'ai appris l'existence d'un métier qui m'a tout de suite plu : acheteuse projet. Aujourd'hui, c'est ce que j'aimerais faire, mais dans le domaine de la robotique.

En arrivant à l'Esme Sudria, tu as joué un rôle très actif pour que ton école adhère à Elles bougent ?

Oui, j'en ai parlé dès mon entretien pour intégrer l'école. Je voulais vraiment continuer de suivre Elles bougent et, plus que cela, je souhaitais faire connaitre l'association à d'autres étudiantes. C'est un peu un défi personnel que de mobiliser les étudiantes de l'Esme Sudria. Et pour le moment, ça marche plutôt bien puisqu'une dizaine de filles me suivent déjà.

Comment réussis-tu à les convaincre ?

Je leur parle des actions proposées et je leur explique que c'est un engagement qui n'a rien de contraignant. Au contraire, c'est une énorme opportunité qui nous est offerte. Par exemple, le Forum Réseaux et carrières au féminin qui aura lieu le 4 février nous permet de rencontrer plein d'entreprises, de bénéficier d'ateliers de coachings, d'échanger avec des ingénieures et techniciennes de différents secteurs de l'industrie. Quand j'en parle, les garçons me disent souvent qu'ils sont jaloux, car eux aussi aimeraient bénéficier de ce genre de rendez-vous pour les aider à préparer leur entrée dans la vie professionnelle.

» Pour en savoir plus sur notre Forum Réseaux et carrières au féminin du 4 février 2016, cliquez ici.

Quel conseil donnerais-tu aux collégiennes et lycéennes qui hésitent à s'engager dans les filières scientifiques ?

Si elles aiment la technologie, elles ne doivent pas hésiter. Les entreprises ont besoin de mixité dans leurs équipes pour se montrer encore plus performantes et innovantes. Il y a de la place, et de beaux challenges, pour toutes !

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