Publié le 12 juillet 2024
Depuis la réforme du baccalauréat général en 2019, la part des filles dans les filières scientifiques chute fortement. Une tendance qui alerte les acteurs engagés pour la mixité dans les sciences, dont Elles bougent, car elle risque de creuser encore davantage les inégalités de genre dans l'enseignement supérieur et le monde professionnel.

Dans une tribune publiée sur The Conversation, Mélanie Guenais, maîtresse de conférences en mathématiques à l'Université Paris-Saclay, analyse les données d'évolution des effectifs depuis les années 1960. Son constat est sans appel :
La réforme, en supprimant les anciennes séries et en permettant aux élèves d'arrêter les mathématiques dès la première, a provoqué un recul massif des inscriptions dans les disciplines scientifiques, particulièrement chez les filles :
-30 % d'inscriptions chez les garçons,
-60 % chez les filles.
Cette évolution n'est pas neutre : les filières scientifiques et techniques sont au cœur des métiers de demain. Leur moindre fréquentation par les filles renforce des inégalités de genre déjà présentes sur le marché du travail, notamment en matière de rémunération, de stabilité de l'emploi et d'accès aux postes à responsabilités.
Il est essentiel de corriger ces déséquilibres dès le secondaire, en sensibilisant l'ensemble de la communauté éducative à la question des biais de genre, mais aussi en renforçant l'accompagnement des jeunes filles dans leur orientation.
Parmi les leviers identifiés :
La valorisation de rôles modèles féminins dans les sciences et techniques,
La formation des équipes pédagogiques aux stéréotypes de genre,
Des dispositifs pour renforcer la confiance en soi et légitimer l'ambition des filles dans les sciences.
Chez Elles bougent, nous sommes convaincu·es que la diversité est une richesse pour l'innovation et que les femmes ont toute leur place dans les filières scientifiques et techniques.
C'est pourquoi nous multiplions les actions tout au long de l'année :
Rencontres en établissements scolaires, forums d'orientation, interventions de marraines, visites de sites industriels… Autant d'occasions de montrer la réalité des métiers, de briser les idées reçues et d'encourager les filles à se projeter dans ces secteurs.
Pour aller plus loin, retrouvez l'analyse complète de Mélanie Guenais sur The Conversation :
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